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 Les jeux qui tuent

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MessageSujet: Les jeux qui tuent   Lun 4 Juin - 23:29

muet le jeu du foulard, plus tabou...



Citation :

société
Ces « jeux » du foulard qui tuent tant d’enfants

Prévention . Une enquête IPSOS démontre que cette pratique n’est plus marginale. Chaque mois, un adolescent en est victime. Il est temps d’en parler dans la famille et à l’école.

Le rêve bleu, le rêve indien, le « jeu » du cosmos, le « jeu » des poumons, de la tomate, de la grenouille... Vous n’en avez sans doute jamais entendu parler. Leur consonance poétique cache pourtant une pratique hyperdangereuse plus connue sous le nom de « jeu » du foulard. Loin d’être un épiphénomène, entre janvier 2006 et aujourd’hui, 15 enfants en sont morts. Il consiste à se couper la respiration à l’aide d’un foulard, d’un lien ou même avec les mains, jusqu’à l’asphyxie et surtout jusqu’à l’hallucination, des sensations intenses d’une autre réalité... Puis c’est la syncope dans le meilleur des cas ou le coma puis la mort. Ce « jeu » se pratique soit dans la cour de récréation, à l’abri du regard des adultes, soit seul, à la maison. Et c’est souvent dans ce cas que le décès survient. L’école permet plus souvent de prévenir les secours, l’enfant n’étant pas seul.

« T’es pas cap de... »

Pour comprendre ce phénomène et le prévenir, le monde des adultes doit pénétrer dans « une culture enfantine et adolescente » comme l’a indiqué hier Hakima Ait El Cadi, sociologue de l’adolescence, invitée par l’Association des parents d’enfants accidentés par strangulation (APEAS) qui organisait une rencontre au Casino de Paris. Car cette pratique n’est pas marginale, comme le démontre l’enquête IPSOS réalisée auprès de 1 000 personnes âgées de plus de quinze ans. 5 % des Français et 10 % des 15-19 ans disent connaître dans leur entourage un enfant accidenté des suites du jeu du foulard. Et 4 % connaissent des gens qui le pratiquent aujourd’hui. Mais 52 % des personnes qui ont pratiqué personnellement ce « jeu » ou l’ont vu pratiqué par d’autres n’avaient pas « cons- cience de jouer ou d’assister à un jeu très dangereux ».

Les enfants, par ces jeux, expérimentent leurs limites mais sans aucune conscience des risques mortels. Ils ne sont ni suicidaires, ni déprimés. « Les enfants entre eux se lancent des défis du genre : "t’es pas cap de..." », raconte Hakima Ait El Cadi. Surtout les garçons, davantage victimes que les filles. Mais les filles pratiquent aussi le jeu, parfois même ce sont des garçons qui le pratiquent sur elles. « L’enfant ensuite tente de retrouver tout seul les effets qu’il a ressentis avec les autres, confie Jean-Claude Fisher, psychiatre, spécialiste de l’adolescence. Cela peut être assimilé à de l’addiction mais n’est pas relié à un mal-être. » L’âge moyen des décès est de douze ans, l’âge d’entrée au collège, moment de vulnérabilité où l’enfant quitte l’univers sécurisant de l’école primaire (lire ci-dessous). Mais Gaspard, mort en 2005, n’avait que huit ans. D’autres avaient dix ans, onze ans, quinze ans, dix-sept ans... À l’adolescence, le « jeu » peut être assimilé à une recherche de plaisir sexuel, l’asphyxie pouvant provoquer une érection chez les garçons.

détecter les signes

Que faire ? Certainement pas s’enfermer dans le fameux déni du type « en parler, c’est inciter ». Un parent informé peut assumer sa responsabilité d’adulte. Et non seulement il peut en parler à son enfant, mais aussi détecter les signes inquiétants : des traces rouges autour du cou, des joues rouges, des maux de tête à répétition, de la fatigue, des bourdonnements d’oreilles...

Un jeune homme a raconté hier qu’il avait pris conscience du risque en cours de biologie quand son professeur lui a décrit les mécanismes du système respiratoire. « J’ai tout de suite décidé d’arrêter ! » Après l’avoir pratiqué deux fois par jour pendant des mois, tandis que certains de ses copains s’y adonnaient jusqu’à dix fois par jour.

Maud Dugrand.


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MessageSujet: Re: Les jeux qui tuent   Lun 4 Juin - 23:37

Citation :
Les jeux à l’école, il y en a des dangereux...



Description, conséquences et mise en garde...protégez-vous de ces flirts avec la mort !

Parmi ces jeux dangereux, pratiqués de plus en plus, par une jeunesse de plus en plus large (6-18 ans), le plus répandu est le « jeu du foulard » : un participant dans le groupe ferme les yeux et s’étrangle avec un foulard, jusqu’à la perte totale de connaissance. Vous en appréciez les multiples sensations de picotement, de tournoiement, ou encore les hallucinations. Le jeu de l’aérosol quant à lui consiste à inhaler bombes en tous genres dans le but de transformer sa voix et faire rire les copains, « la tomate » à se « faire tabasser »...De tout temps les ados ont des pratiques à risque (cuite, drogues, vitesse...) mais elles prennent aujourd’hui un caractère tout à fait alarmant puisqu’elles sont devenues mortelles.

Pourquoi tant de succès ? Provocation, inconscience, comportements suicidaires ? Il est étonnant de constater que ces jeux violents, ne sont pas le fait d’adolescents atteints de « troubles psychiques », mais de vous tous. Qu’il s’agisse d’un besoin de se lancer des défis, d’une nécessité de « tester » ses propres limites corporelles et psychiques, d’un besoin de défouler ses angoisses et ses craintes, d’une recherche urgente de reconnaissance de la part du groupe, d’un besoin vital d’être accepté et aimé par les autres (les victimes sont souvent des « bouc émissaires », soit-disants obligés de participer s’ils veulent devenir « membres du groupe »), d’une quête identitaire... propres à votre évolution adolescente. Mais faut-il vraiment aller jusqu’à mettre en péril sa santé physique et mentale, sa vie ?

Prendre des risques, c’est dire qu’on existe...d’accord, mais pas à n’importe quel prix !

Les chiffres en disent long...sur les dix dernières années, il semble que plusieurs centaines de jeunes soient morts suite à une de ces expériences. En deux ans, pas moins de 70 enfants en ont été victimes. La violence et ces « rites initiatiques » dangereux continuent d’augmenter dans les écoles...Une situation trop alarmante pour continuer à se taire, et à ne pas réagir !

« Sensibiliser enfants, jeunes, parents mais aussi l’encadrement scolaire sur les risques encourus paraît devenir une priorité actuelle », tel est le discours de certaines associations qui circulent déjà dans les écoles pour dénoncer et faire connaître ces pratiques. Pour la plupart, vous n’avez en effet aucune idée des conséquences qu’elles peuvent entraîner (un cerveau privé d’oxygène pendant plus de quelques minutes et c’est le désastre !), vous en parlez souvent de manière très spontanée, avec grande naïveté. Mais plus que de la prévention, et même si vos parents et vos profs ont un rôle important à jouer dans le repérage de certains signes (par exemple, trace sur le cou, maux de tête..) au quotidien, c’est vous qui tenez les rênes ! Vous qui avez certainement déjà vécu ou rencontré cette situation au collège, chez les copains, n’hésitez pas à en parler autour de vous, à vos profs, l’infirmière scolaire, vos parents... Si vous ne voulez le faire pour vous, faîtes le pour vos amis...Si certains n’en sont pas revenus c’est précisément parce qu’ils ignoraient qu’il y avaient des jeux qui pouvaient tuer, il aurait peut être suffi qu’ils sachent pour être là aujourd’hui !
En parler, c’est éviter une autre victime !

Vous pouvez par exemple en parler sur le numéro vert de Jeunes Violences Ecoute, au 0800 20 22 23 (anonyme et gratuit, ouvert tous les jours de 8h à 23h) ou sur leur site internet www.jeunesviolencesecoute.fr




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